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symbolic's blog

Il et Elle

le 17/10/2004 à 01h09
il aimait la mort , et ses sombres promesses,
avenir incertain d'un garçon en detresse,
il voulait mourir, laisser partir la peine,
oublier les jours à la même rengaine.

elle aimait la vie, heureuse d'exister,
voulait aider les gens et puis grandir en paix,
c'était un don du ciel, toujours souriante,
fleurs et nature, qu'il pleuve ou qu'il vente.

mais un beau jour , la chute commença
ils tombèrent amoureux, mauvais choix
elle aimait la vie, il aimait la mort,
qui d'entre eux d'eux serait le plus fort ?

ils s'aimaient tellement, ils auraient tous sacrifié,
amis, famille, capable de tout renier,
tout donner pour s'aimer, tel était l'or
mais elle aimait la vie , et il aimait la mort

si différents et pourtant plus proche que tout,
se comprenant pour partager un amour fou;
l'un ne révait que de mourir et s'envoler,
l'autre une vie avec lui, loins des atrocités.

fin de l'histoire : obliger de se séparér,
ils s'étaient promis leur eternelle fidélité,
aujourd'hui le garçon torturé vit pour elle,
puisque la fille, pour lui, à rendu les ailes.

il aimait la mort, elle aimait la vie,
il vivait pour elle, elle est morte pour lui

Prière

le 17/10/2004 à 01h08
Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S'écrie: "Mon Dieu!" par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue, Marie

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchirent ou succombent
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je te salue, Marie

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue, Marie